SNALC - ACADEMIE DE LYON

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Le snalc : pour éviter le pire (Un syndicalisme professionnel)

LE SNALC

Pour éviter le pire ! (1)

Le Snalc n’est pas subventionné. Il ne vit que des cotisations de ses adhérents, ce qui le distingue des autres organisations syndicales. De ce fait, nous mettons toute notre ardeur et toute notre énergie à défendre nos adhérents, sans nous laisser détourner par les idéologies politiques. Il faut savoir que certaines organisations syndicales dites ‘représentatives’ne siègent qu’occasionnellement en commission, et que d’autres ne récupèrent les dossiers de préparation des différents GT ou CAPA que le jour de ladite commission. Donc bien tard pour préparer la défense de leurs adhérents ou pour avoir une analyse globale de l’ordre du jour. A l’issue des dernières élections professionnelles, le Snalc demeure le second syndicat de l’enseignement secondaire. Il compte 12 commissaires paritaires nationaux, et 8 commissaires académiques élus à Lyon qui assurent leur mission avec détermination.

Au Snalc, nous proposons donc une forme de syndicalisme, aujourd’hui menacée par la réforme de la représentativité syndicale, qui s’attache à la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants, sans nous soumettre aux injonctions d’une quelconque idéologie politique. Nous sommes fermement convaincus que le politique et le syndicaldoivent demeurer deux domaines distincts. L’indépendance à l’égard des partis politiques est la garantie de l’objectivité des jugements que nous portons sur la politique éducative, quel que soit le ministre chargé de la mettre en œuvre. Le Snalc est libre de soutenir ou de contester tout projet qui lui paraît néfaste pour les professeurs et l’Education nationale, quel que soit le gouvernement en place.

Convaincus de la dégradation des conditions de travail des enseignants, et devant la judiciarisation croissante des conflits dans les établissements, le Snalc a conclu en 2007 un accord de partenariat avec la Garantie Mutuelle des Fonctionnaires (GMF),1er assureur du secteur public, qui conseille et assiste juridiquement les adhérents du Snalc, dans le cadre de leur travail, sans supplément de cotisation.

Nous sommes d’autant plus attachés à un syndicalisme strictement professionnel que,de réforme en réforme, notre métier est de plus en plus menacé. D’un côté, les tenants d’une vision libertaire souhaitent en finir avec toute forme d’autorité, en particulier celle du maître et du savoir ; vision selon laquelle il faut supprimer les notes (système discriminant par nature !) et valoriser des critères non scolaires, comme la personnalité ou l’investissement. De l’autre, les « libéraux » prônent une autonomie croissante des établissements et une déréglementation systématique de toute politique éducative, pour pallier les maux de l’éducation ; toujours plus d’autonomie, d’individualisation des parcours, d’accompagnement personnalisé et de travail en équipe pour développer des « compétences » où les savoirs peinent à trouver leur place, tout comme nombre d’enseignants. Le professeur qui n’a plus à transmettre un savoir (les élèves se doivent de le découvrir par eux-mêmes) devient un animateur de groupes. Et ainsi se pose la question de la légitimité d’un CAPES ou d’une AGREGATION et la transformation progressive de l’Education nationale en « la fabrique du crétin »2.

Dans tous les cas, il s’agit à terme d’une remise en cause radicale de notre métier et de notre conception d’une éducation ‘nationale’.

Au Snalc, nous ne sommes pas certains que la finalité de l’éducation soit simplement de produire de futurs adultes « employables » ou corvéables à merci. Opposés à la transmission d’un simple « SMIC culturel », ou socle commun des compétences,nous pensons, par humanisme, que le savoir, au contraire, structure l’individu et contribue à l’émanciper.

Face aux lourdes menaces qui pèsent sur notre métier, le Snalc a besoin de votre adhésion et de votre soutien. Face à ces menaces les enseignants ont besoin du Snalc pour faire entendre une voix discordante.

Si vous pensez que faire du syndicalisme, c’est avant tout défendre et accompagner les collègues dans leurs démarches auprès de l’administration, si vous pensez que votre métier mérite d’être défendu, si vous pensez que notre conception de l’école républicaine peut préserver notre profession et une certaine idée de la culture, alors rejoignez notre organisation syndicale et faites-nous confiance, pour tenter d’éviter le pire.

1 Allusion au dernier essai de Natacha Polony,  Le pire est de plus en plus sûr, aux éditions Mille et une Nuits, 2011, que nous vous recommandons.

2 Jean-Paul Brighelli, la Fabrique du crétin, édition Jean-claude Gawsewitch, 2005.

Paterna Christophe

Président académique